Hôpital carnet de santé

Lecture spectacle musicale commandée par Travail et Culture dans le cadre des Rencontres Cabaret-Sémaphores.

hopital carnet de santé ss échelle 800

À partir de textes et de témoignages avec 
Comédiennes : Marghnia Habchi et Claudine Vigreux
Musicien : Jean-Louis Morais

L’hôpital, lieu névralgique où se concentrent les extrêmes en termes d’affects : souffrance et guérison, espoir et crainte, réduction du corps à l’organique, soumission aux machines, gratitude envers le personnel ou révolte contre l’institution.

L’avancée technologique dans les hôpitaux transforme inévitablement la relation entre le patient et les professionnels.

Le corps humain peut-il se réduire uniquement à un objet de soin ?

Cette lecture spectacle par un montage de textes, d’interviews, de chansons à la fois poétique, humoristique et métaphorique nous interpelle mais permet aussi de relativiser, d’alléger ce sujet qui nous concerne tous.

Extraits :
« Est ce qu’il existe des soins sans violences ? ».

C’était un peu provoc’, mais en fait il n’en existe pas, des soins sans violence, par définition le soin est violent, le fait même d’être à l’hôpital c’est violent, je suis plus dans mes repères, je suis plus dans mon histoire, je suis plus dans ma chambre, je suis plus dans mon lit, je ne peux plus faire pipi, je deviens dépendant, enfin, en soit c’est déjà violent, mais du coup cette violence-là, le soignant peut devenir violent par la violence du patient, qui lui-même subit la violence d’être institutionnalisé dans un lieu qu’il n’a pas choisi. »

« J’ai eu un cancer du col de l’utérus, et on m’a enlevé toute la vie intérieure. »

« On m’a fait des prises de sang pour savoir la vérité. »

« Pendant toute la durée de l’opération, la grosse tête pensive de l’appareil radio,
me tourne autour, avec son bras articulé qui lui fait un long coup de dinosaure… »

« La cardiologie est une spécialité très musicale… syncopes, rythme à trois temps,…galop, souffle crescendo, assourdissements des bruits, changements de tempo,… silence, pauses, pulsations régulières ou irrégulières… Bref, la petite musique de la médecine.»